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Censura islamista abate-se sobre a Tunísia

A Primavera árabe é gelada! O director do diário tunisino ‘Attounissia’, Nassreddine Ben Saïda, descobriu-o agora à sua custa. Está preso porque o seu jornal publicou um artigo sobre um futebolista tunisino que joga na Alemanha e ilustrou o sucesso do jogador com uma reprodução da capa da última edição da revista alemã GQ que o mostra abraçado à namorada, uma modelo loira… O chefe de redacção e o jornalista autor da peça também foram presos. Todos são acusados de “atentado aos bons costumes” da sharia islamista. Este caso está, contudo, longe de ser único na Tunísia da “primavera árabe”.  Há mais, muito mais. Por exemplo, o caso de Nabil Karaoui, director da estação de televisão Nessma TV, perseguido e processado porque numa notícia foi mostrado um ‘cartoon’ em que aparecia uma “representação de Deus”… O que chocou os islamistas! O mundo dos ‘media’ tunisinos está revoltado e denuncia a “intimidação dos jornalistas” e o estabelecimento da censura e da perseguição aos jornalistas para os intimidar e levar à auto-censura. Na Tunísia de hoje, “a religião e a moral são as novas linhas vermelhas da censura”, denuncia a associação internacional “Repórteres Sem Fronteiras, solidária com os jornalistas tunisinos. O ‘Le Point’ registou a notícia.           

Le Point.fr – Publié le 17/02/2012 à 18:03 – Modifié le 17/02/2012 à 18:53  

Un directeur de rédaction tunisien a été emprisonné pour avoir publié une photo osée en une de son quotidien.

Un mandat de dépôt a été délivré à Tunis, jeudi 16 février, à l’encontre de Nassreddine Ben Saïda, directeur de la rédaction du quotidien Attounissia. Son rédacteur en chef et un journaliste ont, eux, été relâchés. Ces trois journalistes avaient été arrêtés et mis en garde à vue, mercredi, dans les services de protection des moeurs pour avoir publié une photo de nu.

Le quotidien arabophone a reproduit en une de son édition du 15 février, la couverture de la version germanique du magazine GQ. On y voit le footballeur allemand d’origine tunisienne Sami Khedira y poser en costume-noeud pap avec sa compagne, mannequin, nue dans ses bras.

Retour en arrière

Une arrestation fermement “critiquée” par l’Association des directeurs de journaux, de même que par le Syndicat national des journalistes tunisiens. Certes, ce dernier a jugé le cliché “scandaleux”, mais il a surtout dénoncé, dans un communiqué, “l’intimidation des journalistes” et “un usage abusif de la loi”.

“Les plaignants ont évoqué l’article 121 ter du Code pénal, mis en place par Ben Ali pour museler la presse”, détaille Chokri Belaïd, avocat de la défense et secrétaire général du Mouvement des patriotes démocrates (Watad). “Malgré son annulation par la mise en place du Code de la presse, il a été appliqué”, a expliqué à l’agence Tunis Afrique Presse l’avocat qui dénonce “un scandale judiciaire”.

Pourtant, “l’article 2 du Code de la presse, entré en vigueur en novembre 2011, prévoit l’abolition des textes précédents. En utilisant le Code pénal, on assiste à un anéantissement de ce nouveau code et on remet en cause la dépénalisation des délits de presse qui était pourtant une énorme avancée”, déplore Olivia Gré, responsable du bureau de Reporters sans frontières (RSF) à Tunis. “Très préoccupée” par cette affaire qu’elle juge “très grave”, RSF demande “la libération immédiate” de Nassreddine Ben Saïda et “espère que la société civile va s’engager”.

Atteinte aux bonnes moeurs”

Cette affaire n’est pas une exception en Tunisie. Nabil Karaoui, le directeur de la chaîne Nessma TV, est poursuivi pour “atteinte aux valeurs du sacré”, “troubles de l’ordre public” et “atteinte aux bonnes moeurs” après avoir diffusé le 7 octobre dernier le dessin animé franco-iranien, Persépolis, dans lequel figure une représentation de Dieu. Le procès, dans lequel le Code de la presse prévaut, a depuis été reporté deux fois et la prochaine audience doit se tenir le 19 avril.

Autre affaire de moeurs, mais cette fois sur le Net. L’Agence tunisienne de l’Internet (ATI) a été poursuivie, au lendemain de la révolution, par un groupe d’avocats voulant censurer les sites pornographiques. Depuis, un bras de fer judiciaire s’est mis en place. Condamnée par le tribunal de première instance, l’ATI a fait appel. Le procès a été reporté au 22 février. Symbole de la censure sous Ben Ali, l’ATI est appelée à le redevenir malgré elle. “Il y a déjà d’autres plaintes déposées contre l’ATI pour demander le filtrage d’autres contenus. (…) Nous avons reçu des plaintes pour censurer une trentaine de pages Facebook“, a déclaré Moez Chakchouk, le P-DG de l’agence, dans une interview publiée sur le site internet Nawaat

“La morale et la religion sont aujourd’hui les nouvelles lignes rouges, regrette Olivia Gré, de RSF. On cherche à museler la presse et à la faire retomber dans l’autocensure.”

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