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Acordo Europa-EUA de Comércio Livre

É um acordo que Portugal, na defesa dos seus intereses estratégicos, tem a obrigação de acompanhar, de modo a poder antecipar a marcha da negociação e potenciar a sua posição. Estados Unidos e Europa, as duas maiores potências económicas mundiais, iniciaram esta segunda-feira em Washington as negociações para a criação de uma grande zona de comércio livre, o TIPP, Acordo Transatlântico de Comércio e Investimento, que cobrirá uma zona de 820 milhões de pessoas. A conclusão das negociações não é, porém, para breve. Os negociadores pensam que precisarão de dois anos, com uma reunião a cada dois meses, para alcançar um acordo. E, uma vez alcançado tal acordo, será ainda necessário tempo para ele entre plenamente em vigor… Suprimir barreiras aduaneiras e outras não se faz num dia! Este acordo comporta ainda outras vertentes estratégicas de imenso alcance. Como assinala Michel Fouquin, do CEPII, Centre d’Etudes Prospectives et d’Informations Internationales, o principal centro francês de estudo e pesquisa em economia internacional, “se europeus e americanos se entendem sobre normas sanitárias e regras comerciais, sem dúvida que estas se imporão também à China e outras grandes potências económicas emergentes”. Nas negociações, portanto, uma forte componente de “normas” que, como se sabe, são um instrumento privilegiado de conquista de posições definidoras da organização dos mercados. Ou seja, as “normas” são uma poderosa arma de “guerra económica”. Daqui que tanto europeus como americanos tenham interesse em chegar o mais depressa possível a um entendimento e que esse entendimento seja retardado pelo interesse de cada uma das partes em que as normas definidas contemplam o máximo possível dos seus próprios interesses… Além de se dotarem com um “arsenal” de normas para a guerra económica global, ambas as partes ganham muito com tal acordo, sobretudo, os europeus. Como sintetiza o ‘Le Point’, “il est dans l’intérêt des deux premières puissances économiques mondiales d’aboutir à un accord. Selon une récente étude du Centre for Economic Policy Research, basé à Londres, le TTIP devrait injecter chaque année 119 milliards d’euros dans l’économie européenne et 95 milliards dans celle des États-Unis. Un gain de PIB estimé entre +0,3% et +0,5% pour l’Europe, entre +0,2% et +0,4% pour les Etats-Unis. Une autre étude, réalisée par l’institut allemand IFO et la fondation Bertelsmann, est encore plus optimiste: les États-Unis enregistreraient grâce à cet accord de libéralisation un gain de produit intérieur brut à long terme par habitant de 13,4%, l’Europe de 5%. Pas moins de 800.000 emplois seraient créés de part et d’autre de l’Atlantique.” Ofuscado pela crise, embrulhado nas suas próprias manobras e concentrado em seguir as instruções alemãs, via troika, sobre a “dívida soberana”, o governo português parece alheado deste dossier estratégico, importantíssimo para um país atlântico colocado no centro desta nova zona de comércio livre… Mas não seria má ideia criar uma task force” permanente (com um pequeno grupo de trabalho em Lisboa e integrando os embaixadores em Washington, Bruxelas, Londres, Paris, Berlim…) para acompanhar o dossier e perceber como Portugal pode defender os seus interesses nacionais neste complexo mas decisivo jogo que agora se iniciou.

 

Accord de libre-échange USA-UE: ce que la France peut y gagner

 Par Emilie Lévêque – publié le 08/07/2013 à 17:39

Les négociations commerciales entre l’Union européenne et les Etats-Unis ont démarré ce lundi. Elles doivent durer deux ans et visent à créer l’une des plus grandes zones de libre-échange dans le monde.

Accord de libre-échange USA-UE: ce que la France peut y gagner

Les États-Unis et l’Union européenne ont donné le coup d’envoi lundi 8 juillet à de vastes négociations visant à créer l’une des plus grandes zones de libre-échange dans le monde  REUTERS/Tobias Schwarz

Les négociations commerciales entre les États-Unis et l’Union européenne sur un accord de libre-échange se sont ouvertes ce lundi 8 juillet à Washington, dans un climat alourdi par les révélations sur l’espionnage américain. Les deux négociateurs en chef – Michael Froman côté américain, Ignacio Garcia Bercero côté européens – conduiront cette première semaine de discussions et lanceront officiellement le processus visant à créer une des principales zones de libre-échange au monde, forte de près de 820 millions d’individus.

Vanté par ses promoteurs comme un accélérateur de croissance et d’emplois, l’accord transatlantique sur le commerce et l’investissement (TIPP) n’est pour le moment qu’un horizon lointain : les négociateurs visent un délai moyen de deux ans pour parvenir un accord, à raison d’une rencontre tous les deux mois. Et si accord il y a, il faudra encore attendre plusieurs années avant qu’il ne rentre pleinement en vigueur – l’harmonisation des normes et règles ainsi que la suppression des tarifs douaniers sont des processus longs et progressifs.

Face au tollé provoqué ces dernières semaines par les révélations d’Edward Snowden, ex-consultant de la CIA, sur l’espionnage de bureaux de l’UE par les États-Unis, la France a menacé de suspendre “temporairement” les discussions. En vain : l’Allemagne, la Commission européenne et la plupart des pays membres de l’UE voulaient absolument maintenir la date d’ouverture des négociations. Paris a donc accepté de se rallier au compromis proposé par Berlin: lancer les travaux mais exiger en parallèle des “clarifications” de Washington.

“C’est une grande tradition française que de rechigner à ouvrir des négociations commerciales, tant l’opinion publique est hostile à la mondialisation et au libéralisme”, commente Michel Fouquin, conseiller au CEPII. Pourtant, “la France, comme les autres pays européens, a plus à gagner qu’à perdre dans cette négociation”, poursuit l’économiste. “L’Europe est déjà beaucoup plus ouverte que ne le sont les Etats-Unis. On considère que 80% des marchés publics européens sont ouverts à la concurrence internationale contre 25% seulement aux Etats-Unis, en raison du Buy Americain Act.” Une disposition que la France envisage d’ailleurs de copier…

Les sujets de friction sont nombreux

Les Européens vont également tenter d’obtenir la suppression de pics tarifaires sur certains produits tels que le textile et l’habillement (entre 32% et 42%), ce qui pourrait bénéficier au secteur du luxe français, ou encore sur certains produits agro-alimentaires tels le fromage (100% de taxes, le Roquefort s’en souvient) et les fruits et légumes (35%).

Mais, en dehors de ces secteurs protégés, les barrières douanières sont déjà très faibles de part et d’autres de l’Atlantique: en desous de 3% en moyenne. Les tractations devraient davantage se concentrer sur les barrières réglementaires, à savoir les normes exigées par les autorités pour autoriser la vente d’un produit (médicaments, voitures…) sur leur territoire. Lesquelles peuvent s’avérer très coûteuses pour les entreprises si elles veulent s’y adapter.

L’Europe souhaite aussi augmenter ses exportations de viande, notamment de boeuf, soumises à des embargos américains très stricts. Enfin, alors que la France a obtenu que le secteur audiovisuel soit exclu de ces négociations, au nom de l’exception culturelle, les Etats-Unis vont de leur côté tenter d’exclure les services financiers.

Les sujets de friction seront nombreux, car tout est sur la table. Les Vingt-Huit, notamment, ne devraient pas renoncer facilement à leurs normes phyto-sanitaires et au principe de précaution, invoqués pour justifier l’interdiction des organismes génétiquement modifiés (OGM) américains.

La France en bénéficierait peu

Pourtant, il est dans l’intérêt des deux premières puissances économiques mondiales d’aboutir à un accord. Selon une récente étude du Centre for Economic Policy Research, basé à Londres, le TTIP devrait injecter chaque année 119 milliards d’euros dans l’économie européenne et 95 milliards dans celle des États-Unis. Un gain de PIB estimé entre +0,3% et +0,5% pour l’Europe, entre +0,2% et +0,4% pour les Etats-Unis. Une autre étude, réalisée par l’institut allemand IFO et la fondation Bertelsmann, est encore plus optimiste: les États-Unis enregistreraient grâce à cet accord de libéralisation un gain de produit intérieur brut à long terme par habitant de 13,4%, l’Europe de 5%. Pas moins de 800.000 emplois seraient créés de part et d’autre de l’Atlantique.

Par rapport au reste de l’Europe, la France bénéficieraient moins que la moyenne d’un accord de libre-échange global (+2,6% de hausse du PIB à long terme par habitant et 122.000 emplois créés). Mais qu’importe : pour l’Europe, c’est l’occasion de renforcer son leadership commercial – l’excédent commercial de l’UE vis-à-vis des Etats-Unis s’élevait en 2012 à 86,7 milliards d’euros. Surtout, cet accord bilatéral pourrait avoir une portée multilatérale : “si les Européens et les Américains s’entendent sur les normes sanitaires et les règles commerciales, nul doute que celles-ci s’imposeront à la Chine et autres grandes puissances commerciales émergentes”, estime Michel Fouquin.

Chiffres clés:

91,1 milliards d’euros:c’est l’excédent commercial de biens et services dégagé par les 27 pays de l’UE avec les Etats-Unis en 2012.

40% des échanges mondiaux:c’est le poids du commerce entre l’Europe et les Etats-Unis

3%:c’est le niveau moyen des droits de douanes de chaque côté de l’Atlantique. En revanche, certains produits européens sont soumis à des pics tarifaires : les chaussures(50%), le fromage (100%) ou encore le textile (32%).

+0,5% à +1% :c’est le surcroît de croissance annuelle attendu par Bruxelles grâce à un accord de libre-échange

 

2 millions:c’est le nombre d’emplois dans le monde que pourrait créer cet accord de libre-échange, selon la fondation Bertelsmann, dont un million aux Etats-Unis, 400.000 en Grande-Bretagne, 180.000 en Allemagne et 121.000 en France.

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