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Brasil: Lula Salva Dilma



Numa altura em que dois candidatos se preparam para segunda volta das eleições presidenciais do Brasil, e em que Dilma Rousseff vê aquela que era até domingo apontada como a sua maior rival, Marina Silva, correr por fora, sendo provável que apoie Aécio Neves, importa lembrar o papel decisivo que está a ter nestas eleições o mentor de Dilma Rousseff, o ex-presidente Lula da Silva, para que estejamos, segundo as sondagens feitas antes da votação de domingo,  perante um provável cenário de reeleição.

O fundador do Partido dos Trabalhadores (PT)  tem trabalhado incansavelmente, viajando por todo o país, multiplicando-se em aparições públicas na televisão  para defender Dilma Rousseff, e trocando fato e gravata pela camisa vermelha ativista do PT. E revela estar em plena forma, com o mesmo carisma que os brasileiros descobriram entre 2003 e 2011, sendo uma cartada decisiva para a reeleição de Dilma.

BRESIL. Lula, l’ombre (toujours et encore) derrière Rousseff

Sarah Diffalah

  Publié le 03-10-2014 à 18h23

Un temps menacée par sa rivale, Marina Silva, Dilma Rousseff bénéficie du soutien de son mentor, le très populaire ex-président Lula da Silva.

Il a quitté le pouvoir en 2011 mais son ombre plane toujours derrière le Parti des travailleurs (PT), qu’il a fondé à la fin des années 1970, le parti qui porte aujourd’hui Dilma Rousseff, présidente sortante, candidate à sa réélection ce dimanche 5 octobre. La voix légèrement éraillée par un cancer du larynx dont il s’est récemment remis, Luis Inacio Lula da Silva, n’a pas ménagé ses efforts, parcourant le pays de l’Amazonie à Sao Paulo, de l’Etat du Mato Grosso à Rio de Janeiro, pour prendre la parole et défendre le bilan de Dilma Rousseff, critiquée pour ses mauvais résultats économiques. Souvent, il troque son costume pour une chemise rouge de militant du PT et redevient l’animal politique qu’on découvert les Brésiliens entre 2003 et 2011. Pour Dilma Rousseff, qu’il avait intronisée en 2010 pour sa “succession”, il multiplie les apparitions publiques à la télévision et vient d’ouvrir un compte Twitter pour l’occasion.

A Rio de Janeiro, l'ancien président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, en soutien à la présidente sortante Dilma Rousseff, le 15 septembre 2014. (AFP / YASUYOSHI CHIBA)


A Rio de Janeiro, l’ancien président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, en soutien à la présidente sortante Dilma Rousseff, le 15 septembre 2014. (AFP / YASUYOSHI CHIBA)

 


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Le rythme s’est accéléré dans cette dernière ligne droite de la campagne. A Sao Paulo, il est allé soutenir, cette semaine, le candidat PT au poste de gouverneur (les Brésiliens votent aussi pour les élections législatives nationales et locales), l’ancien ministre Alexandre Padilha. Il ne rate pas une occasion pour appeler à voter Dilma Rousseff. Après une tournée dans les villes les plus pauvres de l’Etat de Sao Paulo, il clôturera la campagne samedi, lors d’une marche silencieuse, à Sao Bernardo do Campo, dans le sud de la ville de Sao Paulo, lieu de naissance du PT. A se demander qui de Lula ou de Dilma est candidat au poste suprême.

Une autorité morale

En 2010, l’ancien chef de l’Etat, qui terminait son deuxième mandat, a donné beaucoup de sa personne pour faire connaître Dilma Rousseff, qui n’était qu’une de ses ex-ministres, peu connue. Aujourd’hui, le scénario est tout autre : la réélection de son ancienne dauphine, qui semblait assurée il y a un peu plus d’un an, ne l’est plus.

Le bilan de Dilma Rousseff est maigre. Certes, dans la lignée de la politique de Lula, elle a réduit la pauvreté et augmenté le salaire minimum. Mais depuis trois ans, il y a eu un changement de politique économique et le gouvernement brésilien s’est essayé à l’austérité pour contenir l’augmentation des salaires et l’augmentation des dépenses publiques (exceptées celles qui étaient destinées aux compétitions sportives mondiales). Outre la situation économique, –croissance en berne, inflation en hausse, compétitivité en recul-, elle a fait face à un scandale de corruption qui a éclaboussé le PT. La compagnie publique pétrolière, Petrobras, aurait versé pendant des années des pots-de-vin à plusieurs députés, sénateurs et gouverneurs, principalement dans le camp du gouvernement.

Lula jouit, lui, d’une popularité, qui reste relativement élevée (plus de 80 %!)  qui peut servir la candidate. Quand il arrive à la tête du Brésil en 2003, la reprise mondiale, qui a engendré une augmentation des prix des matières premières, notamment celles qu’exportent le pays, lui a permis de financer des programmes sociaux redistributifs. Dont la fameuse “Bolsa familia”, sortant de nombreux Brésiliens de la pauvreté. “La population le trouvait encore meilleur qu’il ne l’était réellement”, se rappelle Stéphane Monclaire, maître de conférences à l’université Paris 1 et spécialiste du Brésil. “Il a été considéré pendant longtemps comme le chef de la Nation, au sens affectif. Il est devenu une autorité morale. Sa voix pèse encore pour de nombreux Brésiliens.”

Une popularité qui ne semble pas (trop) s’éroder : il y a quelques mois, au sein-même du PT, un mouvement appelé “Reviens Lula” a milité pour sa candidature, mais le principal intéressé a décliné l’invitation, l’obligeant même parfois à prendre ses distances et à réaffirmer que la candidate était Dilma Rousseff.

Orateur hors-pair

Et sur le terrain de la communication, le parrain Lula est bien meilleur. “Dilma Rousseff est loin d’avoir le talent maîtrisé d’orateur de son mentor. Elle hésite dans ses phrases, s’emmêle les pinceaux dans les chiffres, a souvent besoin d’une oreillette. Lula n’est pas seulement l’ancien président lorsqu’il apparaît, il est celui qui formule l’offre électorale, il a la capacité d’agir sur la représentation que se font les gens de la situation du pays”, souligne le spécialiste.

En fait, tout se passe comme si Lula n’avait jamais vraiment pris ses distances. Dilma Rousseff et lui se sont rencontrés à de multiples reprises et il n’a pas hésité à venir à sa rescousse lors des manifestations de juin 2013. Pour Stéphane Monclaire, “son aide est un geste militant. En s’engageant ainsi, il espère faciliter le maintien aux postes de l’Etat de milliers de membres du PT. Aussi, je pense qu’il aime ça, descendre dans l’arène politique et gêner ses adversaires. Le virus de la politique ne vous quitte jamais vraiment. Enfin, il a encore un peu d’admiration et un peu de sympathie pour Dilma Rousseff, même si la façon dont elle a conduit son mandat l’a en partie déçue.”

Une candidature en 2018 ?

Mais ce retour imposant sur la scène politique a aussi alimenté les rumeurs sur un éventuel retour en 2018. Dilma Rousseff ne pourra alors plus se représenter et la route serait libre pour lui. Cependant, si sa popularité ne se dément pas, elle s’effrite doucement. Les scandales de corruption l’ont atteint lui aussi. Le scandale Mensalao, du nom d’une affaire d’achats de votes au Parlement par le PT sous son premier mandat, en 2005, et dont les derniers épisodes ne remontent qu’au début 2014, a participé à l’érosion de sa popularité.

Pour Stéphane Monclaire, il y a une autre raison qui peut expliquer la baisse de popularité de l’ancien chef d’Etat : “Il n’appartient pas encore au passé, mais Lula est moins soutenu chez les classes populaires et les classes moyennes basses. Les Brésiliens bénéficiaires des programmes sociaux considèrent désormais que cette politique sociale n’est plus un don de l’Etat personnifié par Lula. Ils se sont habitués et les trouvent normaux. Ils ne sont plus dans une démarche de ce que j’appelle le “contre-don” en votant pour lui ou en le soutenant.”

De sorte que Lula aurait beaucoup à perdre à redescendant sur le champ de bataille. Peut-il avoir un rôle de premier plan en cas de victoire de Dilma Rousseff ? “On lui a fait tellement de propositions, il pouvait devenir secrétaire général aux Nations unies, un poste d’une toute autre envergure que ministre… mais il n’en a pas voulu. Devenir ministre serait trop peu pour lui. Ministre de l’Economie, à la limite ? Mais ce serait une situation très inconfortable”.

Sarah Diffalah – Le Nouvel Observateur


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