Notas sobre o funcionamento do site

Voltar à disposição inicial da página.

Restaurar

barra login

Está Mario Draghi a Brincar com a “Europa”…?


Análise implacável ao ‘quantitative easing’ decidido por Mario Draghi, aqui apresentada por Cécile Chevré, uma das nossas “fontes muito bem informadas”. O que Cécile Chevré aqui nos revela passou em claro diante do nariz e dos olhos dos nossos dirigentes políticos, dos nossos economistas, analistas e outros jornalistas. Não viram nada. É melhor voltarem a estudar o assunto antes de falar sobre ele. Já que não viram antes, ao menos, vejam agora aqui o que isto realmente permite a Portugal… E em que condições. Merci, Cécile.    

“Qu’a donc annoncé la BCE ?

La BCE va racheter… de la dette allemande. Qui se porte déjà très bien et qui n’a pas forcément besoin de cela… Je vous laisse quelques secondes pour savourer l’ironie de la chose.

    Après moult rumeurs, fuites, scénarios et anticipations, nous savons enfin ce que nous réserve la BCE. Et franchement, c’est pas mal. Elle va racheter 60 milliards d’euros par mois, et ce de mars 2015 jusqu’à fin septembre 2016, voire même plus si la situation l’exige. L’objectif étant de ramener l’inflation autour de 2%, contre -0,2% en décembre.

    Nous avons tous dégainé nos calculettes pour parvenir au calcul suivant:    la BCE nous offre un QE à au moins 1 100 milliards d’euros.

    Mais comme souvent le diable se cache dans les détails. Et en la matière, la Grèce, les pays périphériques de la Zone euro – et même la France – n’ont peut-être pas tant de quoi se réjouir.

    Car à part le montant inattendu de ce QE, tout y est fait pour calmer l’ire germanique. Et tout d’abord la question de la mutualisation des risques, point sur lequel l’Allemagne était particulièrement sourcilleuse, ne voulant pas supporter le risque de défaut de, par exemple, la Grèce… ou même de la France.

    Elle peut être (presque) rassurée car il a été décidé que la BCE n’achèterait que 20% des obligations concernées par ce QE. Les 80% restants étant à la charge des banques centrales nationales. Autant dire que la mutualisation est très réduite.

    Autre point épineux qui aurait pu déclencher les foudres de l’Allemagne : la répartition des achats entre les pays. Et là, préparez-vous, cher lecteur car ceux-ci se feront en fonction de la contribution de chaque pays au capital de la BCE.

    Je vous avoue qu’il m’a fallu relire plusieurs fois cette information pour être sûre de l’avoir bien comprise.

    Et ce parce que… l’Allemagne est le plus grand contributeur de la BCE, avec 25,7% de son capital. Donc, en toute logique, la BCE va racheter… de la dette allemande. Qui se porte déjà très bien et qui n’a pas forcément besoin de cela… Je vous laisse quelques secondes pour savourer l’ironie de la chose.

    Revenons à notre histoire de répartition du capital. La Grèce et le Portugal y contribuent respectivement à hauteur de 2,9% et 2,5%. Je ressors ma calculette et j’arrive donc à des rachats de dettes grecques pour 31,9 milliards d’euros d’ici septembre 2016 et de 27,5 milliards de dettes portugaises. Pour 282,7 milliards de dettes allemandes…

    Et la France dans tout cela ? Sur le papier, c’est pas mal, l’Hexagone étant le second contributeur de la BCE, avec 20,3% de son capital. Calculette à nouveau. Hop, hop, la BCE devrait donc racheter pour 223,3 milliards d’OAT.

    Mais… ah ah ! je vous disais que le diable se cache dans les détails, Mario Draghi a bien précisé que ces rachats seraient soumis à certaines conditions pour les pays sous surveillance. Dont la France.

    Je n’ai pas eu le temps de chercher quelles seraient ces conditions (il faut bien se garder un peu de travail pour les jours à venir) mais a priori cela devrait limiter les possibilités de rachats de dettes grecques, françaises, espagnoles, italiennes, portugaises, etc. etc.

    Conclusion, la BCE pourra acheter de la dette allemande et varier un peu en s’offrant, de temps en temps, des obligations de tous les pays qui vont bien (ou mieux) de la Zone euro : Pays-Bas, Autriche, Irlande…

    Voilà. Je ne sais pas ce que vous en pensez, cher lecteur, mais je trouve que Mario Draghi est admirablement parvenu à mener sa barque en mettant en place un QE qui va favoriser son plus farouche opposant. Bien joué, vraiment bien joué.

    Mais quel est le but de tout cela ? Et là encore, je tire mon chapeau à Mario. Parce que, au fond, la BCE ne cherchait pas particulièrement à aider les pays faibles de la zone euro.

    En mettant en place ce QE très spécial, Mario Draghi affirme haut et fort que son principal objectif est de lutter contre le risque de déflation. Il a pensé ce QE dans ce but. Quant à savoir s’il fonctionnera, ça… il nous faudra patienter.

Difficile de ne pas sourire devant l’ironie de la chose, n’est-ce pas ?”


Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...

Posts relacionados:

Deixe um Comentário

 


Compression Plugin made by Web Hosting