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As novas TIC como Factor de Potência Regional



Influência, potência, política, geopolítica… é disto que falamos quando falamos de novas TIC. As novas tecnologias de informação e comunicação são realmente um instrumento de potência ao nível regional, defendem Sébastien Brouiller e Anne Sophie Faure, ex-alunos do IRIS – Institut de Relations Internationales et Stratégiques. No seu trabalho, Brouiller e Faure começam por revisitar noções e conceitos (influência, potência…) fundamentais para demonstrar como as novas TIC impactam directamente dois factores da potência dos Estados (o económico e o político) permitindo-lhes assim alterar a relação de forças com os seus vizinhos… A veloz expansão destas TIC pelo planeta desenha uma cartografia mundial da riqueza e da potência, recompõe o mundo e reorganiza mesmo modos de vida e relações sociais. Assim, as TIC relevam sobretudo da política e da geopolítica.  

 

Les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC): Outils de puissance régionale?

Si l’on se réfère à la définition de l’Unesco, les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) “renvoient aussi bien à des objets matériels, outils, procédés qu’à des objets immatériels, des connaissances, des contenus, des symboles. Ces techniques couvrent les trois grandes branches de la communication: les télécommunications (téléphone, transmissions par câble ou par satellite), l’informatique au sens large et l’audiovisuel”. Cependant, bien que de concept récent, elles ont déjà profondément recomposé le monde, et parfois même réorganiser les modes de vie et les rapports sociaux. Les TIC ont accompagné et accéléré le processus de globalisation de l’économie et des échanges. Leur expansion sur l’ensemble de la planète dessine une cartographie mondiale des rapports de richesse et de puissance. Ainsi, cette société de l’information développée par les TIC relève le plus souvent de la politique et de la géopolitique.

 

 

La Nouvelle Chronique  .  7 février 2015 · par Sebastien BROUILLER · dans Afrique, Économie Internationale, États-Unis d’Amérique, Brésil, Europe, Europe de l’Est, France, Moyen-Orient, Russie · 4 commentaires

 

Les grands pays détenteurs de ces technologies semblent plaider pour une totale liberté d’expression sur le réseau tout en masquant mal leur volonté d’imposer leurs normes et leur pouvoir. Leurs arguments s’expriment plus en termes de sécurité et de soutien à une activité économique. Ce qui amène à cette réflexion d’utiliser les TIC comme outils de puissance et d’influence au niveau régional. Pour d’autres, l’invocation de la souveraineté nationale camoufle mal l’exaspération des régimes autoritaires face à une technologie qui les contourne et les menace.

 

Derrière ces deux paradigmes au demeurant techniques sur la sécurité des réseaux, la confidentialité des données, la cybercriminalité ou la protection de la propriété intellectuelle, ces technologies touchent à des dossiers sensibles et essentiels que sont le développement socioéconomique, la souveraineté nationale, la liberté d’expression, l’éducation, l’innovation, la diversité culturelle ou encore le droit international.

 

1. De la puissance vers la puissance régionale

 

  • Retour sur les notions de puissance, d’influence, de rayonnement

 

Notion de puissance :

La définition de la puissance donnée par le dictionnaire « Larousse » est la suivante : «État considéré du point de vue de sa force économique, politique, de sa suprématie dans un domaine essentiel». Selon Raymond Aron : «la puissance sur la scène internationale, c’est la capacité d’une unité politique d’imposer sa volonté aux autres unités». Il faut donc ne pas perdre de vue que la puissance est liée à la notion de rapport de force entre plusieurs États. Ce rapport de force confronte les domaines économiques, politiques, mais laissent de côté l’aspect de puissance militaire.

 

En effet, de nos jours, la notion de puissance est de moins en moins liée à la capacité militaire d’un État. Comme dans le concept de « soft power » développé par Joseph Nye, la seule capacité militaire d’un État ne peut plus lui assurer une puissance suffisante dans ses relations sur la scène internationale. J. Nye définit le « soft power » en substance comme la capacité d’obtenir un résultat recherché et d’altérer le comportement des autres protagonistes dans le sens voulu, et ce pour un coût acceptable. Dans ces conditions, on voit clairement le rôle que peuvent jouer les TIC dans le développement des États au niveau régional par la diffusion de leur « soft power ».

 

Une autre définition de la puissance donnée par le dictionnaire Larousse est la suivante : «Personne ou chose qui exerce une grande influence ». Ici, on met la puissance et l’influence en relation.

 

Notion d’influence :

Ainsi, la définition du Larousse donnée à l’influence est celle- ci : « Action, généralement continue, qu’exerce quelque chose sur quelque chose ou sur quelqu’un ». Une autre définition donnée implique la notion de pouvoir: «Pouvoir social et politique de quelqu’un, d’un groupe qui leur permet d’agir sur le cours des évènements, des décisions prises, etc…». Selon Gérard Chaliand[1], «l’influence s’exerce par l’intermédiaire de la puissance politique et économique d’un État». Ici, le politique et l’économique ne sont pas confrontés comme dans la notion de puissance, ils constituent les deux facteurs de l’influence.

 

Notion de rayonnement :

Enfin, G. Chaliand, associe la notion de rayonnement à celle d’influence. La définition du Larousse fait de même : «influence exercée par quelqu’un, un pays, en raison de son prestige». Le rayonnement, du point de vue de G. Chaliand, serait lié au prestige historique et culturel d’un État.

 

  • Focus sur la notion de puissance régionale

 

Dans le cadre du sujet développé, il semble important de revenir sur la notion de puissance régionale. L’adjectif « régionale » implique un groupe de pays voisins, l’idée ici est de se concentrer sur les relations entre pays voisins pour observer les rapports de force qui s’y installent. Comme abordé dans l’introduction, nous allons nous focaliser sur trois espaces géographiques (l’Afrique, l’Amérique latine, l’Europe de l’est), ainsi que sur quelques exemples spécifiques (la Chine et l’Iran).

 

Pour observer les relations des dits pays voisins, nous allons nous focaliser sur l’aspect économique et politique de leurs relations. La puissance d’un État peut reposer sur son attractivité, sa compétitivité économique, ou encore sur ses choix politiques innovants, qui le démarquent de ses voisins.

 

  • La révolution des TIC

 

Lorsque l’on parle des TIC, on y associe souvent l’expression de “troisième révolution industrielle”. En effet, lors des deux premières révolutions industrielles, la notion de puissance était liée directement au «boom» (chemin de fer au XVIII° siècle, électricité et moteur électrique au XIX°) du moment. Les États bénéficiant des nouveaux facteurs de production ont pu s’industrialiser rapidement et ont donc bénéficié d’une puissance économique importante.

 

Les TIC ont eux aussi des impacts forts sur le domaine économique, ils ont révolutionné le fonctionnement en entreprise (réseaux de communication entre filiales, intranet) mais aussi les métiers spécifiques de la communication (presse, marketing).

 

Nous allons voir que les TIC impactent directement les deux facteurs de puissance des États que sont l’économique et le politique, leur permettant ainsi de changer le rapport de force avec leurs voisins.

 

2. En quoi les TIC sont un outil de puissance ?

 

  • Une stratégie de développement axée sur l’innovation

 

Notion d’innovation :

L’innovation technologique apparaît comme une stratégie géoéconomique qui permet aux nations de conquérir des parts de marché à l’international ou encore d’attirer de la richesse à leur profit, tout en accroissant leur influence sur la place régionale ou internationale. La finalité d’une stratégie d’innovation technologique n’est-elle pas la mise sur le marché de nouveaux produits ou de nouveaux services exploitant des connaissances de pointe et répondant à de nouveaux besoins ? Une telle stratégie permet aux États, par le biais de « leurs » entreprises, de maîtriser et/ou d’acquérir les technologies nécessaires à l’acquisition ou au maintien de leur indépendance. Enfin, cette stratégie s’inscrit dans le cadre d’une préparation aux défis que pose notamment la globalisation économique et les problématiques environnementales.

La technologie transforme l’économie mondiale. L’innovation et les nouvelles technologies sont des moteurs importants de la croissance économique et de la création d’emplois. Le commerce peut stimuler l’innovation, en favorisant la diffusion de la technologie et l’expansion de la haute technologie. C’est dans ce cadre que les TIC jouent souvent un rôle central dans la promotion de l’innovation tant dans les entreprises que dans les programmes de recherche-développement. Les pays en développement représentent une part plus importante du commerce mondial des produits des TIC et certains les ont utilisés pour devenir des acteurs majeurs dans d’autres domaines.

Selon Union International des Télécommunications (UIT), 3 milliards de personnes sont utilisateurs d’internet, soit 40% de la population mondiale. A fin 2014, les deux tiers des internautes sont dans les pays en développement. Sur les cinq dernières années, la progression d’internautes dans ces pays a doublé, passant de 974 millions d’utilisateurs en 2009 à 1,9 milliards en 2014. Les graphes ci-dessous montrent l’évolution à l’échelle mondiale de l’utilisation des TIC dans les pays émergents et en développement.

Ceci s’explique par le fait que c’est surtout grâce aux TIC qu’il a été possible de délocaliser beaucoup plus massivement une partie de la production des entreprises, de la massifier au vu des ressources humaines locales et par ce biais d’entretenir l’expansion de la consommation de masse de produits bas de gamme presque jetables (textiles, jouets, équipements de la maison et encore dans ce cas, c’est plus complexe cf, le succès des marques allemandes ou même françaises avec le made in Germany ou France. C’est d’ailleurs un peu plus compliqué lorsque le produit se complexifie.

De même, les nouveaux outils et les nouvelles technologies ont modifié la façon de faire des affaires et ont permis le développement d’une économie totalement nouvelle qu’est celle de l’économie numérique. Dans cette économie appelée aussi économie Internet, les producteurs et les consommateurs ont modifié leur comportement, transformant des pans entiers de l’économie (les achats sur internet ont développé et changé les métiers de la logistique, l’apparition des « drive » permet de retirer ses achats internet en quelques minutes, etc.). Elle va au-delà de la notion traditionnelle de commerce électronique : elle englobe aussi l’administration en ligne, les voyages en ligne, l’enseignement en ligne, les loisirs en ligne, etc.

L’innovation, l’économie numérique et le développement de nouveaux produits et services technologiques ont également soulevé de nouvelles interrogations et des problèmes dans des domaines stratégiques tels que l’environnement, la diffusion des technologies, la sécurité, la vie privée, la propriété intellectuelle, la facilitation des échanges, l’innovation médicale et le commerce de l’énergie.

Depuis la fin des années 1990, une rupture majeure s’est opérée dans le fonctionnement des sociétés et des économies. Les pays émergents ou encore en voie de développement, en dépit des nombreux problèmes qui entravent leur développement, n’échappent pas à cette rupture caractérisée par la prégnance de l’information et des technologies qui la véhiculent, telle que les TIC. Ces outils façonnent régulièrement notre mode de vie, modifient notre façon de travailler et structurent durablement les activités humaines.

Le concept « des TIC comme stratégie de développement » fait référence à l’utilisation des TIC pour le développement socioéconomique. Il vise ainsi à encourager l’intégration de ces outils dans les différentes activités humaines, qu’il s’agisse de l’introduction de l’informatique dans les entreprises, dans les secteurs de l’éducation, de la santé ou qu’il s’agisse des grands projets innovants de développement tels que l’administration électronique, l’aménagement numérique du territoire, etc. En raison de l’importance croissante de l’information dans tous les types d’activités, les TIC s’affirment, dans les pays développés et émergents, comme des outils d’aide à la formalisation des stratégies de développement (tant à l’échelle nationale que locale). C’est un moyen de s’insérer dans l’économie et le commerce mondial, et par conséquent une condition sine qua non de développement économique. Cette information est devenue par la force des choses une ressource stratégique.

 

  • Impact des TIC à l’échelle internationale : focus sur l’Afrique

Les échanges internationaux sont facilités, les tissus relationnels s’étendent de manière exponentielle et l’organisation des connaissances sont devenus un enjeu majeur de développement. En Europe, les TIC sont développés et jouent un rôle majeur dans l’activité économique (pour une raison assez simple qui correspond à la tertiarisation de l’économie depuis 40 ans), ainsi les appliquer dans secteur du développement durable peut être une chance unique de développer le « low-carbon economy ».

Internet peut relier les territoires mêmes les plus enclavés au monde global et joue un rôle très important localement en rapprochant les acteurs locaux répartis sur le territoire, il fait évoluer leur l’organisation et permet la constitution de boucles locales. Internet apparaît donc comme un moyen de nous ouvrir aux enjeux globaux et de trouver des solutions locales. C’est dans ce contexte que les TIC et le web 2.0 modifient la pratique de la démocratie en réorganisant les niveaux de parole du peuple et des experts.

Le facteur structurant des TIC sur l’économie des pays en voie de développement comme ceux d’Afrique est pour l’instant assez marginal du fait que les activités nationales dans ces pays sont encore très peu numérisées, ce qui implique que des efforts restent à consentir dans ce domaine, à savoir que l’accession aux services informatiques fournis par le réseau des télécommunications doit toucher les différents domaines d’activité: les industries, les services, les administrations publiques, les collectivités locales et même l’agriculture. C’est une exigence de notre époque pour se développer dans le contexte mondialisé dans lequel s’inscrivent les pays. Ce qui aura pour conséquence de rendre ces activités plus dynamiques et surtout plus compétitives.

Les exemples suivant visent à montrer concrètement comment l’implication des TIC dans les pays émergents et en développement peut apparaître comme un atout dans leur développement socioéconomique.

Ainsi les TIC jouent un rôle majeur au niveau de l’aménagement du territoire, pour leur désenclavement et la dynamisation des régions. L’État de Côte d’Ivoire, par exemple, a eu à recourir à partir de 1993, en partie, aux télécommunications, à travers un projet de transmission satellitaire baptisé Comsat afin d’assurer une couverture totale du territoire ivoirien en réception radio et télévision pour l’acheminement des signaux des programmes nationaux. Une autre utilisation des TICS dans la gestion moderne des activités agricoles. L’agriculture et la paysannerie constituent le pilier traditionnel de la plupart des économies africaines. Pour autant, c’est le secteur qui a le moins bénéficié des avantages des télécommunications. L’expérience des pratiques en Europe montre que ce secteur a beaucoup à gagner à utiliser ces instruments. C’est ce qu’ont compris depuis quelques années de nombreuses coopératives agricoles ivoiriennes qui recourent désormais aux TIC pour gérer plus efficacement et de façon plus dynamique leurs activités. Au Kenya, le programme Kilimo Salama est un programme d’assurance des cultures qui tire parti du système de transfert d’argent par téléphone M­PESA et permet aux exploitants agricoles de mieux gérer les risques naturels tels que les sécheresses ou la surabondance de précipitations. On peut réellement se poser la question des similitudes et différences entre les pays : le nord reste malgré tout le cœur encore largement dominant de l’économie mondiale, les TIC ont permis pendant longtemps d’asseoir cette domination économique en remplacement d’une domination politique à une autre époque et via les délocalisations et d’une certaine manière une certaine forme d’esclavage moderne mêlé à la montée en puissance d’une dépendance toujours plus forte du sud vis-à-vis du nord (cf – analyses de Samir Amin) et surtout les faiblesses des pays du sud face à la crise au nord !!! Au sud, les TIC ont longtemps été « subies » car exploitées et maîtrisées par les pays les plus avancés et leurs grandes entreprises. On est peut-être aujourd’hui à la croisée des chemins avec une évolution des grands équilibres géopolitiques et une montée en puissance des sud (cf – Philippe Hugon Directeur de Recherche à l’IRIS) et une banalisation des TIC donc une meilleure maîtrise par certains pays du sud. Les TIC servent aussi à l’intégration de certaines activités à vocation régionale en jouant un rôle de premier ordre dans le fonctionnement entièrement télématisé et décentralisé de la Bourse régionale des valeurs mobilières de huit pays de l’Afrique de l’Ouest. Sans elles, cette structure régionale de développement n’aurait jamais pu voir le jour et servir les intérêts des pays qui la composent. Les TIC offrent dans ce cas un bel exemple de modélisation des nouvelles formes et possibilités d’organisation et de dynamisation d’activités sur des espaces géographiques vastes et distants. Elles favorisent en même temps la nécessaire intégration économique et politique régionale pour des pays aux économies faibles considérées individuellement. Au niveau des transactions monétaires interurbaines : l’avènement des TIC a totalement bouleversé le mode traditionnel de transfert d’argent en Afrique, qui reste une activité très développée en raison de la dépendance financière de nombreuses populations des zones rurales vis-à-vis de celles des zones urbaines, et parfois inversement. Désormais, le transfert dit électronique d’argent est devenue la procédure la plus usitée pour l’envoi d’argent entre deux villes d’un pays. C’est ainsi qu’au Sénégal, l’opérateur SONATEL (filiale d’Orange) a lancé récemment un service d’envoi de fonds, permettant à ses 200 000 abonnés d’envoyer et de recevoir de l’argent par le biais de leur téléphone portable.

L’Afrique a pris toute la mesure de ce que peut apporter les TIC dans le développement socioéconomique du continent. Tim Kelly, expert en politique des TIC à la Banque mondiale mentionne dans le rapport eTransform Africa que « L’Afrique prend rapidement l’étoffe d’un chef de file dans le domaine des TIC. Les innovations qui ont connu leur essor en Afrique – comme les téléphones portables à deux cartes SIM ou les envois de fonds par téléphone – se répandent sur tout le continent et au-delà ». Ainsi, les expériences recensées jusqu’à présent sont sources d’enseignements importants pour les dirigeants politiques africains qui cherchent à optimiser l’impact des TIC sur la transformation du continent. Ils ont compris que les États doivent à la fois réunir les conditions favorables au développement des innovations et à l’augmentation des investissements, et tenir lieu de pionniers dans l’adoption des produits, services et technologies novateurs.

L’exemple de l’Afrique est révélateur de l’importance que revêtent les TIC dans les relations régionales. Les 28 et 29 octobre 2013 s’est tenu à Kigali au Rwanda une conférence internationale sur les technologies de l’information et de la Communication sur le thème « Transform Africa ». Ce sommet qui eut lieu en partenariat avec l’Union Internationale des Télécommunications (UIT qui selon ses rapports 95 % de pénétration du haut débit se traduira par un coup de pouce de 10 à 13 % à la croissance du PIB pour le Rwanda), a permis aux participants de proposer un nouvel agenda pour l’Afrique en matière de TIC. Il s’agit de répondre aux défis du développement, à travers l’utilisation et l’adoption des services à large bande et connexes. Nous l’avons vu, les TIC sont un secteur prioritaire en Afrique, et ce sommet repose sur le succès du Sommet Connect Africa. Il est important, non seulement parce qu’il relance les discussions sur l’usage que l’Afrique doit faire des TIC, mais encore en raison de sa capacité de rassemblement. De nombreux pays y étaient représentés, afin de s’inspirer des expériences des autres.

L’Afrique, de par sa spécificité, intègre à grande vitesse les TIC dans une logique de développement économique conjugué à une volonté ferme de disposer des techniques les plus moderne de communications en vue d’accroitre et de partager la connaissance. Certains pays sont plus en avance que d’autres, ce qui peut impliquer une surenchère entre État dans une logique de puissance régionale.

 

  • Impact des TIC à l’échelle internationale : focus sur l’Amérique latine

En Amérique Latine, la logique est différente. Comment gérer des villes dont les populations dépassent largement les 8 voire 9 millions d’habitants ? Il s’agit très certainement de mettre en place une gouvernance à partir des TIC. Si l’on prend l’exemple du Brésil, les multinationales spécialisées dans les TIC se servent des évènements sportifs mondiaux, comme la coupe du monde de football ou encore les prochains Jeux Olympique, comme vitrine de la conception des villes intelligentes grâce à des centres de contrôle implantés dans des grandes métropoles, comme Rio de Janeiro. Ces villes sont donc qualifiées de « Smart City ». Certaines villes brésiliennes appliquent les TIC dans des versions plus édulcorées, moins onéreuses et plus humaines. Le cas de Rio de Janeiro est intéressant, puisqu’il s’agit d’un centre de contrôle conçu et réalisé par IBM. C’est en effet le premier à intégrer l’ensemble des services d’une municipalité de cette taille, soit environ une trentaine. Il permet de centraliser les informations et de prendre des décisions. Dans son fonctionnement, un quadrillage de la ville a été effectué, et les données qui y parviennent sont recueillies de toutes les façons possibles. Telle une salle blanche, quelques dizaines d’employés vêtus de blancs s’agitent devant des murs d’écrans. IBM fournit des « logiciels qui en extrait du sens » (sense-making software, selon l’expression de Guru Banavar qui a semble-t-il joué un rôle clé dans l’installation). « Quand vous avez l’information, que vous la comprenez et que vous savez quoi en faire, vous êtes déjà à demi smart », estime-t-il. Il s’agit pour le maire de Rio et d’IBM de vendre le concept sur la base d’un historique qu’ils ont su mettre en commun. En effet, il semblerait que l’origine du concept viendrait des inondations importantes de 2010 face auxquelles la ville c’est retrouvée démunie et impuissante. La ville devient de fait intelligente pouvant modéliser les risques. Mais à quel coût ? Ne s’agit-il pas aussi d’améliorer la vie des habitants de la ville qui a implanté un tel système ? Dans ce contexte ne risque-t-on de voir s’installer une compétition entre les villes du Brésil à travers les TIC qui apparaissent comme un outil de puissance interne au pays, mais aussi à l’échelle régionale latino-américaine ? Des villes riches pourrons se permettre de mettre ne place une telle technologie. C’est là qu’intervient la notion « d’acupuncture urbaine » mise en place par Jaime Lerner, l’ancien maire de Curitiba. Au lieu de projets gigantesques concernant l’ensemble d’une agglomération elle s’attaque à la rénovation et à la revitalisation de lieux précis, comme par exemple les immeubles, des quartiers de maison ou encore des carrefours routiers. « Des interventions stratégiques ponctuelles peuvent créer une énergie nouvelle et contribuer à la consolidation du scénario souhaité », explique-t-il dans un article publié sur les blogs de la Harvard Business Review. « L’acupuncture urbaine consiste à revitaliser une zone « malade » ou « épuisée » (et ses alentours) en touchant simplement un point clé. Comme dans l’approche médicale, cette intervention déclenche des réactions en chaine positives qui contribuent à guérir et à améliorer le système dans son ensemble. ». Est-ce un exemple à suivre ?

Au Mexique, la situation est encore différente qu’au Brésil, puisque la guerre n’existe plus seulement dans les rues et les terrains vagues, le long de la frontière américaine et dans les mégalopoles du Nord. Elle se passe également sur le Web, que les cartels de narcotrafiquants ont décidé d’investir pour menacer leurs rivaux, ainsi que les autorités et tout citoyen qui tente de dénoncer leurs crimes. En quelques mois seulement, la volonté des cartels de protéger leurs opérations et de « contrôler » leur image sur le Web s’est manifestée brutalement, par le meurtre de plusieurs blogueurs qui avaient eu le tort de leur tenir tête, ou tout du moins de dénoncer sur les réseaux sociaux les actes des narcotrafiquants. Ces derniers utilisent les TIC pour diffuser des vidéos inspirées d’Al-Qaïda ou de l’ETA afin de mettre en scène des règlements de comptes, des assassinats et des tortures. Ces vidéos servent autant à revendiquer un meurtre, à menacer ou à démentir des accusations. Au-delà des blogs, les internautes mexicains utilisent les réseaux sociaux pour s’organiser face à la violence qui sévit dans leur pays. Twitter, en particulier, est devenu un outil primordial pour se prévenir en cas de danger. Les utilisateurs « annoncent » ou « confirment » sur twitter le plus souvent dès qu’une fusillade ou un kidnapping a lieu. Outil de puissance pour les uns, outils de protection pour les autres, les TIC se sont développés à une vitesse phénoménale au Mexique (Selon les données de l’Association mexicaine d’Internet (AMIPCI), le nombre d’utilisateurs d’internet a doublé depuis 2005 pour atteindre 35 millions, soit près de 30 % de la population en 2011. Quand à Twitter, il est passé de 32 000 utilisateurs en 2009 à près de 2,5 millions, soit une progression de plus de 7800% !!). Outre l’utilisation des TIC à des fins criminels, la ville de Mexico souhaite s’inspirer des pratiques de grandes agglomérations européennes et sud-américaines afin d’améliorer la gouvernance de la ville par l’utilisation des TIC. Il faut dire que la gouvernance actuelle ne permet pas une gestion de la ville dans des conditions optimales.

 

3. Contrôle de l’information et cyber- gouvernement

 

  • Contrôle de l’information

Suite au scandale récent de l’affaire Prism (depuis 2007, les États-Unis ont accès aux informations stockées sur les serveurs de Google, Microsoft, Facebook, …). on peut se questionner sur les contreparties de l’utilisation des TIC. En les utilisant, les États peuvent s’espionner les uns les autres (accès aux informations stockées sur les téléphones Blackberry de service des chefs d’État européens par exemple). Un État peut donc avoir besoin de se protéger de son voisin qui serait susceptible de l’espionner.

Ainsi, la question du contrôle de l’information se pose de plus en plus au niveau des gouvernements. La question de fond posée là, est le contrôle de l’information par les gouvernements pouvant facilement entraver la liberté d’expression et la liberté de la presse.

Source : Reporters sans frontières – Carte des ennemis de la liberté de la presse 2014.

Dans ce contexte, si la liberté de la presse est entravée, les réseaux sociaux représentent un moyen de contrer le gouvernement. C’est ici un contre-pouvoir efficace, on se souvient du printemps arabe fin 2010, qui a pu être relayé dans la presse internationale grâce aux images filmées par des particuliers sur place et diffusées sur les réseaux sociaux, on a parlé de « Révolutions 2.0 ».

Néanmoins, certains pays comme la Chine, la Russie, ou encore l’Iran ont décidé de contourner ce « contre-pouvoir » que sont les TIC soit en les interdisant (en Iran), soit en créant une alternative contrôlée par l’État en question (Weibo ou Baïdu[2] en Chine et Vkontakte en Russie). Ce faisant, l’État en question s’isole de ses voisins et aussi sur la scène internationale.

Cependant, les TIC sont en constante evolution, et ainsi, depuis 2011, le projet « Commotion » a été développé par des ingénieurs américains. Le projet est financé par l’Open Technology Initiative (OTI) et consiste en l’élaboration d’un logiciel permettant la création de réseaux sans fil à haut débit et 100% autonomes. Ces réseaux fonctionneraient sur les fréquences WI-FI disponibles[3]. Ainsi, même dans des pays interdisant les réseaux sociaux ou encore certains sites internet, les utilisateurs pourraient diffuser eux même les informations.

Ainsi, les TIC poussent les États à vouloir contrôler de manière plus stricte les flux d’informations, mais ils sont aussi un moyen de contourner une politique autoritaire et qui aurait pour effet de limiter le libre accès à l’information.

 

  • Les cyber-gouvernements

 

L’apparition des TIC a également impacté le mode de fonctionnement et plus précisément le mode de communication des gouvernements. En effet, la quasi-totalité des gouvernements se servent aujourd’hui des TIC (notamment des réseaux sociaux) pour leur communication, ils veulent ainsi développer une forme de gouvernance plus démocratique en renforçant la transparence, facilitant l’accès de tous à l’information, et de ce fait en permettant à tous les citoyens de faire entendre leur voix.

source : Estonianworld.com

 

Lorsque l’on parle des cyber-gouvernements, on pense immédiatement à l’Estonie, qui fût la première à faire le choix du cyber-gouvernement avec « e-Estonia »[4]. L’Estonie mise sur une population connectée et ainsi plus participative au fonctionnement de la vie politique et dans les choix du gouvernement. Néanmoins, cette interactivité a rendu l’Estonie vulnérable en parallèle de la rendre célèbre à l’international (on doit notamment l’invention de Skype à l‘Estonie). Ainsi, en 2007, suite au déplacement d’une statue de bronze du « soldat libérateur » de l’armée rouge (situé au centre de Tallin) pour la mettre en périphérie, l’Estonie a subi une vague de cyber-attaques pour lesquelles elle a accusé la Russie. Ainsi, l’utilisation des TIC dans le cadre d’un cyber-gouvernement fait rayonner le pays balte sur la scène internationale, mais elle la soumet aussi à de nouvelles menaces.

Un autre exemple parlant de cyber-gouvernement est celui mis en place en Amérique latine et dans les Caraïbes, avec le plan d’action régional pour la société de l’information adopté par les gouvernements de l’Amérique latine et des Caraïbes en 2005 « eLAC2007 »[5]. Ce plan permet d’ouvrir à la société civile le seul espace de politique régional de la région. Basé sur le dialogue et la coopération des États d’Amérique latine et des Caraïbes, il reconnaît l’importance des TIC dans le processus de développement économique et social de la région.

 

4. Conclusion[6]

 

Les TIC prennent une place prépondérante dans le développement économique et politique des pays. Cette évolution façonne la manière dont les sociétés vont évoluer les unes par rapport aux autres.

De nos jours apparaît une compétition entre pays, à qui aura le plus intégré les TIC dans leur système éducatif ou encore dans le déploiement d’internet dans leur pays. Bien plus encore, la notion de « smart city » apparue il y a quelques années seulement donne l’impression d’une compétition au sein d’un même pays, comme à Rio de Janeiro, où le concept permet de s’exporter. L’influence des multinationales dans ce secteur est importante, profitant des évènements sportifs internationaux pour vendre leur savoir-faire en la matière. On assiste donc à une montée de ces agglomérations qui revendiquent une gouvernance moderne au service de la population et de l’innovation. En revanche, employées à mauvais escient, les TIC servent à la propagande de l’industrie du crime et du terrorisme.

Les gouvernements tiennent un rôle important dans la gestion et l’utilisation des TIC au sein de leur pays, cependant, ici aussi il peut y avoir des débordements (espionnage des États voisins ou des États avec lesquels le pays est en compétition, censure volontaire des informations, cyber-attaques, …). Au niveau des cyber-gouvernements, les TIC organisent progressivement les sociétés vers plus d’intégration sociale, plus de transparence et de communication.

Si nous reprenons les définitions par lesquelles nous avons débuté cet article, « l’influence s’exerce par l’intermédiaire de la puissance politique et économique d’un État » selon Chaliand. Mais qu’en est-il de la notion de puissance ? Nous allons nous référer à la toute première définition du dictionnaire Larousse mise en valeur par ce travail de recherche pour la notion de puissance : « État considéré du point de vue de sa force économique, politique, de sa suprématie dans un domaine essentiel ». Ainsi, les différents impacts (qu’ils soient positifs : le développement de projets pour favoriser la libre diffusion de l’information basés sur les TIC tels que Commotion ; ou négatifs : l’utilisation des TIC dans le cadre de cyber-attaques) des TIC sur l’économie (certains pays d’Afrique rayonnent de par le biais de la « low-carbon economy » notamment), et sur la politique (les initiatives des pays d’Amérique latine et des Caraïbes en ce qui concerne la création d’un espace politique régional les font également rayonner) que nous avons mis en valeur précédemment nous permettent d’affirmer que les TIC sont réellement un outil de puissance au niveau régional.

 

Sébastien Brouiller et Anne-Sophie Faure

 

—— Notes de bas de pages ——

 

[1] Gérard Chaliand, Stratégie d’influence, diploweb.com, 2001

[2] F-B. Huyghe, La Chine contre Google dans le cyberespace, Huyghe.fr, 1er janvier 2011

[3] Yves Eudes, Commotion, le projet d’un Internet hors de tout contrôle, LeMonde.fr, 30 août 2011

[4]Digital society, e-Estonia.com

[5]Plan d’action eLAC2007, version anglaise

[6] Source : http://www-05.ibm.com/fr/clientcenter/pdf/2011-11_IBM_Broch_SmarterCities_FR_Fx_5.pdf

 

4 commentaires

 

Whatr About · 7 février 2015 – 11 h 45 min · Répondre

Très bel article. Deux questions/remarques, toutefois :

1. Que faire de la problématique de la neutralité de l’Internet ? Les Etats-Unis ne sont-ils pas en train, pas le biais de a FCC, d’amoindrir le pouvoir des autres régions du monde ?

2. Les TIC sont certes un outil de puissance. Mais il est faut de dire que par le biais de « « leurs » entreprises », les Etats peuvent ainsi « maîtriser et/ou d’acquérir les technologies nécessaires à l’acquisition ou au maintien de leur indépendance ». En effet, on ne peut pas nationaliser le concept d’innovation. En quoi est-ce que Facebook aurait permis aux Etats-Unis d’acquérir leur indépendance ? Facebook n’a-t-il pas, au contraire, permis aux citoyens d’autres régions d’acquérir leur indépendance ? De plus, les Etats sont largement étrangers au concept d’innovation ainsi qu’au développement des entreprises sur leurs territoires. Il est donc faux de donner à l’innovation un aspect de stratégie nationale.

 

Sebastien BROUILLER · 7 février 2015 – 21 h 00 min · Répondre

Cher lecteur,

Je vous remercie pour votre commentaire sur l’article que nous venons de publier sous l’angle macro-économique et géo-économique.
Notre objectif est bien de partager notre vision et de collecter en retour des avis ou des suggestions, ce qui nous permet de progresser collectivement dans la compréhension des sujets traités.
Le principe de l’innovation repose sur la mise sur le marché d’une invention. Et c’est là que mon avis diverge avec le votre. Nombreux sont les observateurs qui ont constaté les liens très forts qui existent entre certaines entreprises de hautes technologies et les États. La France n’est-elle pas actionnaire d’Orange, un des leader mondiaux des TIC, où ne participe t’elle pas directement ou indirectement dans la recherche ou l’innovation? Les pôle de compétitivité, La Banque Public d’Investissement, ou encore le financement de centres de recherche en sont un des exemples de mon point de vue. Ce qui en fait un acteur de l’innovation et du développement de l’entreprise sur son territoire.
Si l’on se réfère à l’histoire, internet était une invention de l’armée américaine. A ce jour, nombreuses sont les entreprises outre atlantique dans le domaine des hautes technologies qui travaillent en très étroites collaboration avec le gouvernement des États-Unis. Je ne les qualifie pas toutes dans ce cas, mais les plus stratégiques le sont. Certaines d’entre-elles sont cotées en bourses et d’autres non. Le gouvernement des États-Unis a mis en œuvre les moyens pour capter certaines entreprises de hautes technologies leader dans le domaines des TIC par le biais d’entreprises américaines : un des exemples est Alcatel-Lucent. Tout le monde sait que la CIA et la NSA aide ces entreprises, contrairement à la France. Et c’est bien dans ce contexte que ce paragraphe a été rédigé.
Les TIC ne sauraient se résumer à Facebook, tweeter ou encore à linkedin qui servent toutes à collecter de l’information. Facebook le premier. Puisque vous l’évoquer, nous savons tous, malgré tout, que les données que vous mettez dans Facebook, ne vous appartiennent pas d’une part, et d’autre part peuvent servir les intérêts d’un tiers comme un État, à commencer par les États-Unis. Mais vous avez raison, les réseaux sociaux ont également un rôle social prégnant et agissent comme outils de liberté d’expression.
Pour conclure, un État qui s’est doté d’une politique industrielle forte, sera un acteur direct ou indirect de l’innovation dans le cadre de sa stratégie de croissance, d’indépendance, etc.
Enfin, je ne saurai vous conseiller de lire les rapports Martre et Carayon, très explicite en la matière.

Au plaisir de pouvoir échanger avec vous.

S. BROUILLER

 

Whatr About · 7 février 2015 – 21 h 24 min · Répondre

Cher Sébastien,

Tout d’abord, je vous remercie pour la rapidité de votre réponse. Quelques réflexions conclusives.

Je ne comprends pas cette première phrase. « Le principe de l’innovation repose sur la mise sur le marché d’une invention ». De plus, il me semble qu’elle néglige les innovations incrémentales.

Parlons de la BPI. Je ne saurai trop vous conseiller cette lecture. http://www.generationlibre.eu/etudes/bpi-bureaucratie-protectionnisme-inefficacite/ (étude reprise par Challenges, Les Echos, Le Monde…)

Quant au rapport Carayon, ce dernier date de 2003, il me semble donc obsolète sur bien des marchés liés à l’innovation, réseaux sociaux et moteurs de recherche en première ligne.

Enfin, quant au lien (supposé) entre les Etats et les sociétés innovantes, il existe certes une fois la société constituée, mais certainement pas à la constitution de ces dernières. Prenons l’exemple de Google. Fondé en 1998, Google est une start-up née d’une initiative privée. L’État américain est totalement étranger au développement de Google. Je vous mets au défi de me présenter une seule étude sérieuse (publiée dans une revue spécialisée) établissant un lien entre le rôle de l’Etat et l’émergence des entreprises innovantes. Le seul lien entre les deux réside dans la délivrance des brevets, dont il n’est pas certain (pour dire le moins, http://goo.gl/Ntuzv9) qu’ils soient pro-innovation.

Au plaisir de lire votre prochain article,
What About.

 

  1. http://2.gravatar.com/avatar/24b4ead4a444e46d4ac4ab5bd90fc679?s=50&d=&r=G

Thomas Alves-Chaintreau · 8 février 2015 – 14 h 37 min · Répondre

Cher What About,

Je vous remercie de votre intervention qui soulève un point de vue parfois complémentaire et souvent différent de l’angle de l’article publié.
Afin de vous donner la parole, nous réfléchissons à organiser prochainement un débat d’idées où nous pourrions échanger, oralement, sur le sujet.

Bien à vous,

La rédaction.


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