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A ‘Guerra de Informação’ Contra Varoufakis em Bruxelas


Uma folklórica guerra de informação procurou desestabilizar a delegação grega às negociações com o Eurogrupo, explorando a falta de experiência de Varoufakis e companhia sobre os usos e costumes dos corredores de Bruxelas e outras manobras palacianas dos eurocratas.

Um “leak” bem montado (mas totalmente falso e mentiroso) e melhor colocado acusava o ministro grego de, com o seu físico de Bruce Willis, ter quase chegado a vias de facto com o “esticadinho” holandês do Jeroen Dijsselbloem (o tal que mentiu ao inventar um mestrado em economia… que teve depois de eliminar do currículo!).

Neste cenário inventado, o holandês ficava lívido de medo com a sensação de que ia levar um estalo que lhe partiria a cara e o “deficiente motor” alemão que impera nas Finanças da Europa (informado do assunto a que prudentemente não tinha assistido) dizia que, sendo assim, se recusava a voltar a reunir-se Varoufakis, talvez com medo que ele lhe partisse a cadeira de rodas e o deixasse sem meios de locomoção… Ou seja, a educada e refinada Bruxelas tinha sido invadida por um comando de bárbaros que ameaçava a civilização e sabe-se lá que mais.

Ou seja, nesta história inventada pelos eurocratas ao serviço da Alemanha, o grego invadira Bruxelas e ameaçava meter todo o Eurogrupo num campo de concentração! Estava assim criado um clima para condicionar a margem de manobra dos gregos na última parte das negociações. Mas o responsável do ensino de “Teoria dos Jogos” na Universidade do Texas, Prof, Varoufakis, soube antecipar as jogadas do campo adverso e acabou a sair por cima… E ainda se divertiu a desmentir que tivesse estado à beira de partir a cara ao holandês (que, como se diz em bom português, nem cara tem para levar um estalo). Veja abaixo toda a história desta safadeza.

 

 

 

Grèce: le mauvais plan de Bruxelles

 

Jean QUATREMER Correspondant à Bruxelles 18 février 2015 à 20:16

 

Le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis, à Bruxelles, le 17 février. (Photo Francois Lenoir. Reuters)

 

Après l’altercation lundi entre le ministre grec des Finances et le président de l’Eurogroupe, le gouvernement Tsípras doit annoncer ses requêtes dans le but de trouver un accord de financement.

 

«Menteur !» hurle Yánis Varoufákis, fou de rage. Jeroen Dijsselbloem, habitué à la courtoisie qui règne habituellement au sein du club des ministres des Finances de la zone euro, est livide. Le Néerlandais, président de l’Eurogroupe, paraît bien fragile face au massif ministre grec des Finances au physique à la Bruce Willis. «C’était incroyable. On a vraiment cru qu’ils allaient en venir aux mains», raconte un témoin de la scène. Elle a eu lieu lundi après-midi, avant le début de l’Eurogroupe, qui s’est achevé par un ultimatum en bonne et due forme : la Grèce a une semaine pour accepter les conditions de ses bailleurs de fonds ou elle devra se débrouiller seule avec le risque d’une faillite. Le message a été entendu : le gouvernement d’Aléxis Tsípras devait faire parvenir ce jeudi une lettre à Bruxelles dans laquelle il précise ses demandes. Mais sa marge de manœuvre est très étroite après le fiasco de lundi…

 

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Grèce : le compte à rebours

 

«Le comportement de Varoufákis a abouti au résultat inverse de celui qu’il espérait: ça nous a soudés», raconte un participant de l’Eurogroupe. Tous les gouvernements, de droite comme de gauche, du Nord au Sud, ceux qui ont aussi connu la violence de l’austérité imposée par la troïka (Commission, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international), comme ceux qui affichent un bulletin de santé éclatant, se sont retrouvés sur une même ligne : Athènes doit demander l’extension pour quelques mois du programme d’assistance financière actuel (7 milliards en échange de réformes structurelles), le temps de bâtir un nouveau cadre d’assistance tenant compte des impératifs politiques de Syriza, le parti de la gauche radicale qui a gagné les élections du 25 janvier.

 

Wolfgang Schäuble, le grand argentier allemand, informé de l’incident, ne veut plus adresser la parole à Varoufákis :«Ça va être difficile de les réunir à nouveau dans une même pièce, soupire un membre de l’Eurogroupe. On va essayer de ne pas réunir les ministres pour éviter tout nouvel incident : on se contentera d’une conférence téléphonique pour entériner un éventuel compromis.»

 

Ébauche. C’est la mauvaise compréhension des mécanismes européens qui a fait sortir Varoufákis de ses gonds. Pierre Moscovici, le commissaire chargé des Affaires économiques et financières, a préparé un texte qu’il a soumis au ministre grec des Finances. Comme les Grecs ne voulaient pas entendre les mots «extension du programme», qui résonnaient comme une poursuite de la politique d’austérité, le commissaire a proposé que l’on parle «d’accord de prêt» sous condition de réformes structurelles (lutte contre la fraude fiscale et la corruption, réforme de l’Etat, etc.). Mieux, il reconnaissait la nécessité d’enrayer «la crise humanitaire»en Grèce. Enfin, il proposait qu’en juin, un programme soit négocié autour de la baisse de l’excédent budgétaire primaire exigé (4,5% du PIB) et de la restructuration de la dette détenue par les Etats et le Mécanisme européen de stabilité. Avec une nouvelle aide financière à la clé. C’est cette ébauche de document que les Grecs ont pris comme définitif, alors qu’il n’avait pas été discuté par l’Eurogroupe. Lorsque Dijsselbloem en a pris connaissance, avant l’ouverture de la réunion, lundi, il l’a soumis à Schäuble qui l’a trouvé trop conciliant. Car tout changement dans le programme grec doit être approuvé par le Bundestag. Le président de l’Eurogroupe a réécrit sur un coin de table le texte : sans en modifier la substance, il est revenu aux mots «extension du programme», plus acceptables pour Berlin. En découvrant cette nouvelle mouture, Varoufákis s’est cru trahi et a insulté Dijsselbloem. «Il n’a pas compris que ça n’était qu’un projet et que cela ouvrait la voie à un compromis», explique un témoin de la scène. «Il n’y a jamais eu de projet distribué aux ministres»,confirme Moscovici.

 

Flexibilités. L’énervement contre Varoufákis a encore grandi lorsqu’il a diffusé aux médias les projets de texte, laissant entendre qu’il avait été poignardé dans le dos par Berlin. «Varoufákis a eu tort de faire ça, s’indigne un membre de l’Eurogroupe, car tout le monde, y compris l’Allemagne, est prêt à accorder des flexibilités à la Grèce. C’est la logique du 70-30 : 70% de mesures qui ne sont pas négociables, 30% qui peuvent être changées.»«Qui s’opposera à ce que le gouvernement grec vienne en aide aux plus pauvres ou veuille réduire les inégalités ?»explique Pierre Moscovici. Reste à savoir si l’Eurogroupe acceptera que la TVA ne soit pas augmentée ou que les retraites ne soient pas une nouvelle fois rognées, ce dont Syriza ne veut pas entendre parler… Les partenaires d’Athènes espèrent que Tsípras et Varoufákis présenteront, jeudi dans leur lettre, les mesures dont ils ne veulent pas, celles qu’ils sont prêts à mettre en œuvre et, surtout, qu’ils chiffrent précisément leurs demandes. Le Premier ministre grec, mercredi, a accepté de demander dans l’immédiat «l’extension du programme» et non plus un nouveau«contrat». La fin de «l’idéologie» et le début de la «logique», pour paraphraser Moscovici ?

 

Jean QUATREMER Correspondant à Bruxelles

 

 

 


Greek finance minister Tweets, dispelling rumors he almost got into a physical altercation with Eurogroup president

 

 

 

 

 

(Feb 21 update: On Twitter, Greek finance minister Yanis Varoufakis denied the following report.)

 

 

The Greek debt crisis was reportedly close to coming to physical blows earlier this week.

 

The French paper Libération reported Wednesday that Greek Finance Minister Yanis Varoufakis got into a heated confrontation with Eurogroup president Jeroen Dijsselbloem on Monday afternoon at the meeting of European finance ministers trying to hammer out a deal on the Greek bailout. 

 

As a result of the altercation, German finance minister Wolfgang Schäuble refuses to speak to his Greek counterpart. 

 

Here is a translated part of the intro text of the Libération post: 

 

“Liar!” yelled Yanis Varoufakis, full of rage. Jeroen Dijsselbloem, accustomed to the usual courtesy that exists within the club of finance ministers of the euro area, was livid. The Dutchman, president of the Eurogroup, seemed fragile faced by the massive Greek Finance Minister, who is physically similar to Bruce Willis. “It was incredible. We really thought they would come to blows,” said a witness at the scene. 

 

And here’s more translated from part of the Libération audio report:

 

Informed of the incident, Wolfgang Schäuble, the German finance minister, no longer wants to speak with Yanis Varoufakis, which really bothers the other members of the Eurogroup because it won’t be easy to put them in the same room in the future. That’s all to explain the degree of high tension we’ve gotten to.

 

Perhaps this informs why there have been so many leaked letters to the press. In any case, things are impassioned in Europe.

 

(Feb 21 update: On Twitter, Greek finance minister Yanis Varoufakis denied this report.)

 

 

 

Grèce : accord à point sur la dette

 

Vittorio DE FILIPPIS   Libération   20 février 2015 à 22:06 (Mis à jour : 20 février 2015 à 22:08)

 

 

 


Le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem et le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis le 17 février 2015 à Bruxelles (Photo Emmanuel Dunand. AFP)

 

 

 

Les ministres des Finances de la zone euro sont parvenus vendredi à un projet commun avec Athènes.

 

Un accord a finalement été trouvé vendredi soir entre les représentants de la zone euro et Athènes sur l’extension du programme de financement de la Grèce, après d’intenses négociations à Bruxelles. «Il y a un accord sur un texte», ont annoncé deux sources européennes, à l’issue d’une réunion de l’Eurogroupe, la troisième en dix jours. Le vice-président de la Commission européenne en charge de l’Euro, Valdis Dombrovskis, l’a confirmé via Twitter, précisant qu’Athènes doit présenter «une liste complète de mesures de réforme».

 

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Vertueux. Obtenu au prix de nouvelles concessions de la part d’Athènes, ce compromis permettrait d’assurer la survie financière de la Grèce pour les quatre mois à venir et son maintien dans la zone euro.

 

Le décor de la pièce qui se joue depuis plusieurs jours entre la Grèce et les pays de la zone euro, qui a donné lieu donné lieu a un ultime bras de fer, est désormais bien planté. D’un côté, un gouvernement grec qui, fort de la légitimité acquise par les urnes, bombait le torse, déclarant que l’Europe allait voir ce qu’elle allait voir – soit une mise à mort des politiques d’ajustement budgétaire et un nouveau rapport de force avec les puissances dominantes de l’Europe, au premier plan desquelles l’Allemagne, considérée comme le maître d’œuvre des politiques austéritaires infligées aux Grecs.

 

De l’autre, des pays de la zone euro majoritairement emportés par l’Allemagne, élève vertueux de la classe Europe, et qui disait «nein», cent fois «nein», aux exigences d’Athènes. Totalement inconciliables au départ, les positions ont donc fini par se rapprocher.

 

Du côté grec, le gouvernement a fait un premier pas important, jeudi, en acceptant de demander une «extension» de l’accord d’assistance financière que la zone euro le sommait d’accepter avant la fin de la semaine en échange de la poursuite du versement des 240 milliards d’euros de prêt. Athènes s’est dit par ailleurs disposé à accepter la «supervision» de l’UE, de la BCE et du FMI, et s’est engagé à s’abstenir de «toute action unilatérale» qui saperait ses objectifs budgétaires. La reddition n’était toutefois pas complète, puisqu’Athènes réclamait toujours une certaine«flexibilité» lui permettant de revenir sur les mesures d’austérité les plus douloureuses.

 

Une demande ambiguë en forme de «cheval de Troie», a d’abord jugé l’Allemagne, qui laissait une«immense liberté d’interprétation» et ne garantissait en rien qu’Athènes respecterait les conditions de ses prêts actuels. Après avoir dans un premier temps sèchement rejeté la demande grecque, l’Allemagne a tempéré sa position, vendredi. La demande grecque «n’est pas encore suffisante»,expliquait dans la matinée une porte-parole d’Angela Merkel, mais doit être «le point de départ pour d’autres discussions». L’espoir d’un accord renaissait.

 

«On avance». Pour aboutir à un compromis, d’intenses tractations ont eu lieu avant la réunion de l’Eurogroupe qui allait débuter avec plus de trois heures de retard. Une médiation a été menée par la zone euro, le FMI et la Commission européenne avec les ministres allemand et grec des Finances, Wolfgang Schäuble et Yanis Varoufakis, dont l’inimitié est palpable. Les discussions sont«compliquées», reconnaissait dans la journéee le patron de l’Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, la mine déconfite. «Il y a des raisons d’être optimiste, mais c’est très difficile», alors que le programme de financement de la Grèce devait expirer dans huit jours.

 

Athènes a donc désormais jusqu’à lundi pour envoyer une liste des mesures mises en œuvre d’ici la fin du plan d’aide international. Ce projet «inclut des éléments qui doivent clarifier» ses engagements d’après une source.

 

Athènes a donc accepté d’aller bien plus loin qu’elle ne l’entendait au début des négociations, entamées il y a dix jours. «On avance», tweetait en fin d’après-midi le commissaire aux Affaires économiques, Pierre Moscovici.

 

Par Vittorio de Filippis


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