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Europa sem dimensão no espaço

O livro, agora publicado, “Espace militaire – L’Europe entre souveraineté et coopération” vem colocar, pela primeira vez, a questão da ausência militar europeia do Espaço, que é hoje uma condição fundamental e decisiva (portanto, estratégica) do funcionamento das nossas sociedades e igualmente condição sine-qua-non da actividade militar. Esta obra é a primeira a abordar de maneira sistemática a questão da cooperação europeia (ou da sua ausência!) em matéria de Espaço militar. De facto, a cooperação europeia é muito limitada e os europeus praticam um sub-investimento no Espaço militar, concluem os autores, François Heisbourg (presidente do International Institute for Strategic Studies, de Londres, e do Centre de Politique de Sécurité, de Genève) e Xavier Pasco (doutor em Ciência Política, Maître de recherche na Fondation pour la Recherche Stratégique, onde coordena o pólo “Espace, haute technologie”, professor associado na Université de Marne-La-Vallée e Research Fellow no Space Policy Institute da universidade George Washington).

 

Ver aqui o Sumário.

 

Apresentação

Cet ouvrage est le premier à aborder de manière systématique la question de la coopération européenne en matière d’espace militaire. Le fait est symptomatique de la situation paradoxale dans laquelle les nations et les institutions européennes se sont positionnées face aux utilisations militaires de l’espace. Alors que tout devrait les conduire à renforcer leur présence dans l’espace, et cela autant que faire se peut dans un cadre européen et pas seulement national, la réalité est très différente : un sous-investissement des Européens dans l’espace militaire et une coopération européenne très limitée. L’absence jusqu’à présent d’un livre sur le sujet n’est qu’un reflet de cet état de fait surprenant. (…)

 

L’espace militaire est devenu la condition-même de la conception et de la direction des opérations militaires et de sécurité : transmission des données, dossiers d’objectifs, utilisation précise des armes, sont désormais subordonnés pour une part essentielle à la maîtrise des applications militaires de l’espace en matière de communication, de navigation, d’observation, d’alerte d’écoute… (…) Pour prendre un seul exemple, la géolocalisation fait partie de la panoplie de la guérilla comme de la contre-insurrection. Le piratesomalien ou le Taliban afghan ne se déplace pas sans son GPS ou son téléphone satellitaire.

 

(…) La surveillance de l’espace et la protection de la liberté de l’accès à l’espace sont devenues des sujets d’actualité à la fois civils et militaires, mais en tous cas stratégiques.

 

Dans les premières décennies qui ont suivi le début de l’ ère spatiale – qui s’est ouverte symboliquement avec le lancement du premier Spoutnik en octobre 1957 –, l’espace militaire était l’affaire des superpuissances américaine et soviétique. (…) Pas étonnant dans ces conditions que l’Europe ait été longtemps hors jeu, de fait jusqu’à la fin de la Guerre froide. Il a fallu attendre les années 1990 pour voir la France (avec les satellites d’observation Hélios I et de télécommunications Syracuse) et le Royaume-Uni (avec les premiers satellites de télécommunications Skynet) accéder à l’espace militaire.

 

Depuis lors, la révolution des technologies de l’information a bouleversé les conditions d’accès à l’espace : des satellites militaires de moins en moins coûteux avec des performances toujours plus poussées sont devenus accessibles à un nombre rapidement croissant d’acteurs.

 

C’est à une véritable démocratisation de l’espace que nous assistons, mouvement qui n’est pas près de s’arrêter, avec de nombreux pays d’Asie et du Moyen-Orient qui acquièrent des satellites-espions. Ce mouvement général est le volet militaire d’un processus plus large : une soixantaine de pays – près d’un Etat sur trois – sont aujourd’hui propriétaires ou copropriétaires de satellites civils.

 

Cette combinaison d’un rôle stratégique et militaire croissant de l’espace avec une diffusion rapide des moyens correspondants dans le monde devrait logiquement se traduire par un rôle européen d’autant plus important que la base technologique et industrielle spatiale européenne est de tout premier ordre, sur l’ensemble des compétences nécessaires : lanceurs, plates-formes satellitaires, systèmes embarqués de toute nature.

 

Pourtant, les besoins stratégiques croissants de l’Europe dans le domaine spatial doivent être satisfaits. De surcroît, les besoins sont largement communs d’un Etat membre à l’autre de l’Union européenne. Le contexte budgétaire très difficile qui va caractériser les dépenses militaires tout au long de la décennie devrait inciter à la recherche d’une satisfaction commune ou partagée de ces besoins. Ainsi, si la coopération est difficile et ses résultats sont aléatoires, elle n’en demeure pas moins nécessaire.

 

Cependant, pour avoir quelques chances de réussite, il vaut mieux comprendre le comment et le pourquoi du déroulement des programmes spatiaux militaires engagés en Europe et entre Européens au cours des vingt dernières années. C’est l’ambition de ce livre de mettre en lumière les causes des échecs et des succès, majeurs ou mineurs, afin de ne pas se tromper sur ce qu’il sera possible d’entreprendre demain”.

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